Retour à la culture avec Maud Le Pladec !

Cette semaine, je suis allée deux fois au théâtre d’Orléans.
Je suis absolument ravie et fière de moi de si bien commencer l’année en reprenant de bonnes habitudes culturelles ! (merci Lucie)

Deux mille dix sept aura été une année où je ne serai allée voir ni expositions majeures, ni spectacles marquants, mais j’aurai un peu lu…
Bon… c’était aussi ma première année de maman… Ça n’excuse pas tout — it’s true but — à quoi bon se jeter des pierres tout le temps ?!

Mardi, je suis allée voir Moto-Cross de Maud Le Pladec, la nouvelle directrice du Centre Chorégraphique Nationale d’Orléans mais aussi et “peut-être” d’abord une femme, danseuse et chorégraphe.
C’est un fait biographique : [s]on père était passionné de moto-cross, [s]on frère a fait du moto-cross en championnats, [elle a] vécu dans cette culture. [elle] connai[t] très bien ce sport qui [l’]a à la fois construite, et [qu’elle a] beaucoup rejeté.” Cette œuvre est selon elle une autofiction. Elle s’est rapprochée de l’artiste Vincent Thomasset. Elle explique la démarche : “Je lui donnais des photos de moi, et il inventait des histoires, et  moi aussi, j’inventais sur ses histoires“.

J’ai été très sensible à ce premier spectacle. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’y suis retournée une seconde fois. Mais aussi pour décortiquer et peut-être digérer car c’est une pièce chargée d’une énergie forte. Comme une décharge de l’auteur qui nous recharge. Comme une colère, celle qu’on cri et qu’on jette pour qu’elle passe ensuite— comme une pierre dans un carreau de fenêtre. La configuration de la pièce s’y prête : un gros bloc blanc au centre que je crois être un ring de boxe ou plutôt de danse… Nous spectateurs, répartis autour des 4 côtés de ce cube. Il y a donc là vraiment quelque chose de l’ordre du combat qui fait échos en moi. Le combat de toute une vie pour trouver une place dans une société malade et injuste par certaines de ses facettes…
Boule à facettes justement ! C’est peut-être l’autre propos de ce bloc blanc : un podium de discothèque. Là où on danse, là où on lâche prise pour accepter que ce monde ne tourne pas rond, pour continuer, pour avancer, pour reprendre des forces. La danse qui émancipe. J’y vois de cela aussi.
La musique qui va des années 80 aux années 2000 contribue à ce sentiment. On a clairement envie de se lever et de lâcher prise nous aussi à la fin. Le DJ set proposé par Julien Tiné, pour clôturer la pièce, va en ce sens… mais le lieu et notre statut de spectateur nous empêche probablement de franchir le cap…


Jeudi, j’ai vu Moto-Cross une seconde fois puis le nouveau spectacle de Maud Le Pladec : Concrete.
J’ai eu d’abord du mal à rentrer dans ce nouveau tableau. Mais à la fin, j’avais aimé et cela sans pouvoir dire pourquoi. J’ai ressenti de l’opposition, de la folie, du vivre ensemble, du combat, de l’entre-soi. Autant de choses qu’on peut ressentir en se posant deux minutes et en regardant un ballet visible par tous. Un ballet où nous sommes nous-même danseur, metteur en scène, technicien ou encore musicien : notre monde.

On ne ressort pas pareil après ces deux spectacles.
Ils sont à voir et à revoir. C’est véritable partage d’énergies indicibles (pour la plupart) et contraires qui se mélangent et nous (me) touchent.

BONUS TROIS MUSIQUES DE MOTO-CROSS

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