L’échec, ça se gère ?

Coucou tous, 

Je sais plus d’un mois sans écrire ici. Une honte. 
Mais j’avais du travail… 
Si vous me suivez sur Instagram et Facebook, vous savez déjà de quoi je parle. 
Les autres, allez me suivre après on en r’parle. 

J’ai donc fait deux collaborations créatives en cette fin d’année. J’en avais très envie depuis des mois, puis j’en ai parlé, ça s’est fait, et même plutôt deux fois qu’une ! 

D’abord avec une graphiste de talent : nous avons répondu à un appel d’offres public. Notre premier à toutes les deux, mais malheureusement, nous avons eu la réponse il y a peu et nous n’avons pas été choisies.

Ensuite, la collection Cha*Melo. Je me suis associée avec ma belle-sœur (tout simplement) qui fait plein de trucs avec ses dix doigts (tricot, couture, crochet, macramé). Je l’ai aidé à se créer un compte instagram pour qu’elle nous dévoile toutes ces jolies créations et on s’est associées pour créer une collection capsule pour les fêtes. C’était une expérience super, malheureusement pas avec la réussite qu’on espérait. Beaucoup d’investissement, peu de ventes… Mais on reste ravie de l’expérience.

Et c’est précisément de ça dont je veux vous parler aujourd’hui : les « échecs ».

Photo by Nathan Dumlao on Unsplash

C’est un sujet assez difficile pour moi, car je n’arrive pas vraiment à les gérer. Je n’arrive pas à relativiser et surtout, je ne sais pas comment en parler. Le faire sur le blog en rendant ça, d’une certaine manière, public, c’est difficile pour moi, mais je sais que ça me fera du bien.

À l’ère des réseaux sociaux où nous devons être de super mamans, de super amoureuses, de super mompreneuz, bref tout doit être super… Ben, c’est difficile de dire qu’en fait, non. Pourtant, certain.e.s commencent à le faire et ça fait du bien. Parce que la vérité, on le sait, c’est que ça ne peut pas être super H24, sinon les mots « bonheur » « super » ou encore « joie » n’auraient même plus besoin d’exister. Et quel serait le challenge ?

Pour dire vrai, je termine une année 2018 hyper compliquée professionnellement parlant. Ce n’était clairement pas mon année de ce côté (l’alignement des planètes tout ça). La collection Cha*Melo qui n’a pas tellement fonctionné, c’était un peu la cerise sur le gâteau (raté). 

J’ai toujours eu comme phrase moteur « quand on veut, on peut » mais en fait, je ne suis plus tellement sûre de ce « carburant » (comme le diesel) je le trouve (juste) un peu toxique. Cette phrase est hyper culpabilisatrice quand on a tout donné et que finalement ça n’a pas fonctionné. J’ai lancé Elotarie Studio en m’accrochant à cette phrase et depuis 4 ans, je me torture en me demandant ce qui ne va pas chez moi pour que je n’y arrive pas.

Car non, Elotarie Studio, c’est une partie de mes revenus, mais je n’en vis toujours pas. 
Après 4 ans, je me demande vraiment si je dois continuer à trainer cette entreprise qui me fait du bien, mais aussi beaucoup de mal (et avec lucidité, je me répondrai que ce n’est pas ma société qui me fait du mal, en revanche, c’est le regard que je porte dessus) (le regard que je porte sur moi aussi). 
J’ai d’ailleurs compris une chose à ce sujet cette année… Un projet ou une entreprise ce n’est pas soi. C’est intimement lié, mais ce n’est pas soi. Qu’on réussisse ou qu’on échoue ce n’est pas de soi qu’il s’agit, mais des moyens que nous avons déployé pour le projet. Ce détachement est hyper important. Pour ma part, il m’a permis de travailler sur ce fameux syndrome de l’imposteur, mal qui me ronge depuis bien trop d’années.

Tout ça pour vous dire qu’en 2019, je n’arrêterai pas de rêver, même si je traîne mes casseroles. 
Je n’arrêterai pas d’avoir 1001 projets, parce que c’est ce qui me fait avancer dans la vie, que j’ai besoin d’en avoir pour me sentir bien. J’essayerai juste de mieux cloisonner. Et surtout d’être moins impactée par les échecs. Puis ils sont nécessaires, ils nous font grandir, nous améliorer… Et on peut toujours en tirer du positif. Il faut juste prendre un peu de hauteur pour mieux analyser la situation. 

J’espère que cet article un peu perso vous aura plu. Si vous passez par ce genre de raisonnement, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire. C’est toujours chouette d’en parler. Ça fait du bien. 

Passez de belles fêtes. Prenez soin de vous. 
Et à l’année prochaine.
Elodie.

COMMENTEZ, ÉCHANGEONS...

  1. Salut, comme toi, je suis graphiste, indépendant depuis 4 ans maintenant et je dois dire que j’ai connu exactement les mêmes doutes et déceptions que toi. D’autant plus que c’est ma seule activité et que je m’y donne sans compter – mais j’arrive toujours à faire passer ma famille avant.

    Concernant les échecs, j’en ai eu des dizaines et sans rentrer dans les détails, je suis vite arrivé au constat qu’en cas d’échecs, j’analysais le ou les problèmes et je trouvai une solution réalisable pour que ça ne se reproduise plus. Un pote a vu ça comme “le médecin après la mort”, mais moi je dirai plutot “Tu tombes 7 fois, tu te relèves 8 fois”.
    Et en gros, c’est ça d’être à son compte ou entrepreneur, c’est en grande partie apprendre de ses échecs et surtout apprendre à les gérer. Par contre, soyons honnête, ce n’est pas pour tout le monde. Tout le monde n’a pas la force de caractère pour surmonter ce genre d’épreuve et très souvent, tu seras seule car personne ne te donnera la force nécessaire pour avancer, mais si tu y arrives… jackpot ! Tu auras toujours des déceptions et des échecs mais tu seras mieux préparer pour les affronter.

    Fais toi une liste de toutes tes erreurs et tu te donnes comme résolutions de ne plus les reproduire pour 2019.
    Meilleurs voeux !

    Bon courage en tout cas pour 2019

  2. Bonjour Chris,

    Merci pour ton témoignage. Je suis entièrement d’accord avec toi, être à son compte ce n’est pas pour tout le monde, car il faut vraiment s’accrocher.
    Mais je pense aussi que c’est un statut qui peut convenir à un moment donné et ne plus convenir du tout à un autre.
    Encore une fois c’est vraiment très (trop) lié à soi-même.

    Bonne fin d’année et à bientôt.
    Meilleurs vœux.
    Elodie.

  3. Je n’avais pas vu que tu avais un blog ! Je le découvre, et j’apprécie énormément ce que j’y lis.

    Merci pour cet article, qui me fait du bien en cette période trouble. Comme tu le soulignais, je vois beaucoup de contenu de “super” personnes avec une réussite fulgurante. J’ai beau rationaliser et savoir que la plupart ont mis des années et des années avant d’y arriver ou encore que d’autres se sont lancées avec un réseau très fort, je me remets en question.

    Parlons de la partie moins “marketable”, c’est important.

    Je t’envoie pleins de bonnes ondes 🙂

  4. Oh ! Merci Sibylle de passer par là.

    Oui, c’est hyper frustrant quand on regarde ailleurs. Et c’est hyper fréquent avec les réseaux comme Insta.
    Mais on ne voit jamais l’arrière boutique, et quand on parle la personne derrière tout n’est pas si rose… C’est vraiment difficile de s’en rendre compte, mais ton commentaire le prouve. Je n’aurais pas pensée que tu partagerais ces mêmes inquiétudes.

    Comme quoi, il faut relativiser !! 🙂

    Merci pour tes bonnes ondes, je t’envoie les miennes !